
Prochaines étapes des négociations 2026-2027
Si le bilinguisme fonctionne au Canada, c’est grâce à nous. Il est temps que notre milieu de travail fonctionne aussi pour nous.
C’est un moment charnière pour les membres TR. Les compressions et les décisions qui donnent la priorité à l’IA affaiblissent le Bureau de la traduction et font peser une pression croissante sur nous, les professionnel·les dont l’expertise rend possible une fonction publique bilingue au Canada.
Les services linguistiques sont essentiels à nos services publics, et nous jouons un rôle de premier plan dans leur prestation. L’IA, le télétravail, la charge de travail, la santé et la sécurité : tous ces enjeux seront sur la table, et c’est à nous d’aller chercher les améliorations concrètes dont nous avons besoin pour protéger notre intégrité professionnelle et nous assurer que nous avons tout ce qu’il faut pour bien faire notre travail. Les premières séances de négociation auront lieu les 21 et 22 octobre 2026. Grâce à notre modèle de négociation ouverte, vous aurez plus d’occasions de suivre ce qui se passe à la table, de participer à chaque étape et de bâtir le pouvoir collectif nécessaire pour obtenir des gains importants.
Vous avez choisi la voie de la conciliation
Vous avez voté en faveur de la conciliation comme mode de règlement des différends pour cette ronde de négociations.
Avec la conciliation, vous conservez le droit d’exercer des moyens de pression légaux, comme la grève du zèle, la grève perlée ou la grève. Ces options ne deviennent possibles que lorsque les parties se trouvent dans une impasse à la table, que l’étape de la conciliation est franchie (celle-ci mène à des recommandations non contraignantes) et que vous avez voté en faveur de moyens de pression. Tous les enjeux négociables restent sur la table pendant tout le processus, y compris les dispositions nouvelles et novatrices. De plus, même en conciliation, des enjeux peuvent être renvoyés à l’arbitrage si l’employeur et le syndicat en conviennent. Consultez l'ACTUALISÉE des questions et réponses ci-dessous pour en savoir plus sur la conciliation et les prochaines étapes.
Où en sont les négociations?
Les premières séances de négociations sont prévues les 21 et 22 octobre 2026.
Une fois les négociations commencées, vous recevrez régulièrement des nouvelles de ce qui se passe à la table et de ce que vous pouvez faire pour peser dans la balance. Vous pourrez aussi suivre l’évolution des propositions grâce au tableau de suivi en ligne, mis à jour régulièrement.
- Consulter les nouvelles des négociations (Inscrivez-vous ici si vous ne parvenez pas à vous connecter)
- Consulter le tableau de suivi des propositions (à venir)
Votre Comité de négociation collective
Votre Comité de négociation collective réunit des représentantes et représentants de l’ensemble du Bureau de la traduction.
Il porte vos priorités à la table, vous représente pendant les négociations et vous tient au courant de ce qui se passe tout au long du processus. Mais le Comité ne peut pas obtenir les avancées dont vous avez besoin à votre place; pour gagner, chaque membre TR doit mettre l’épaule à la roue et contribuer à bâtir le pouvoir collectif nécessaire pour faire des percées à la table.
- Rencontrer votre Comité de négociation collective
- Découvrir comment votre Comité de négociation collective travaille avec vous
Comité de mobilisation TR
Le Comité de mobilisation TR vous met en lien avec vos collègues. C’est la principale façon de participer activement aux négociations. En discutant avec vos collègues et en prenant part aux actions de mobilisation, vous contribuez à bâtir le pouvoir collectif nécessaire pour obtenir à la table les gains importants dont nous avons toutes et tous besoin.
Vous n’êtes pas là pour regarder la partie de loin en attendant qu’un tiers décide à votre place. Vous avez votre mot à dire pour déterminer si vous aurez le pouvoir nécessaire pour vous attaquer aux enjeux qui transforment déjà votre vie : l’IA, la charge de travail, le télétravail, la santé et la sécurité, ou encore les atteintes à votre intégrité professionnelle.

Entente sur les services essentiels
Comme vous avez choisi la conciliation, une entente sur les services essentiels (ESE) doit être négociée avec l’employeur.
Selon la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral, un service essentiel est défini comme un « service, une installation ou une activité de l’État fédéral qui est ou sera nécessaire à la sécurité de tout ou partie du public ».
Concrètement, une ESE détermine les postes dont les titulaires doivent continuer à travailler en cas de grève légale. Le fait qu’un emploi ou un service soit important ne suffit pas à le rendre « essentiel ». Empêcher une personne syndiquée de faire grève, c’est restreindre gravement l’un de ses droits fondamentaux les plus importants. C’est pourquoi votre comité chargé de l’ESE placera la barre très haut pour l’employeur tout au long du processus. Il pourrait aussi vous demander de recueillir des renseignements utiles sur votre travail.
Des questions sur les négociations collectives TR?
Vous avez des questions sur les négociations? Écrivez à votre Comité de négociation collective.
Restez informé·e!
Ne manquez aucune nouvelle importante sur les négociations, aucune réunion ni aucun vote. Assurez-vous que votre profil de membre est à jour et que l’ACEP a votre adresse électronique personnelle pour que vous receviez toutes les communications importantes sur les négociations.
Questions-réponses sur les négociations 2026-2027
Dans le secteur public fédéral canadien, une impasse survient lorsque le syndicat et l’employeur ont atteint un stade des négociations où ils ne parviennent plus à conclure une entente de principe par la seule voie de la négociation. Cela se produit lorsque les parties ne peuvent plus faire avancer les négociations, soit parce que l’une d’elles n’a pas de mandat, soit parce que leurs divergences sur certaines questions les empêchent de s’entendre.
L’impasse survient généralement après plusieurs rondes de négociations, d’échanges de propositions, de contre-propositions, de retraits, de modifications et de tentatives pour circonscrire les enjeux; en effet, la négociation repose généralement sur un processus de va-et-vient où chaque partie fait valoir ses priorités et cède sur certaines revendications pour obtenir des concessions dans d’autres domaines. C’est un peu comme négocier le prix d’une voiture ou d’une maison : si vous ne souhaitez pas payer le prix demandé, vous devrez décider du nombre de contre-offres à faire et du moment où mettre fin aux négociations.
Dans la voie de la conciliation, le syndicat ou l’employeur peut déclarer une impasse lorsqu’ils ne parviennent pas à s’entendre.
Lorsque les parties se trouvent dans une impasse et demandent une conciliation, la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral (CRTESPF) peut retarder la mise en place d’une Commission de l’intérêt public (CIP) jusqu’à ce qu’elle soit convaincue que les parties ont négocié « de manière suffisante et sérieuse ». La présidente ou le président peut encourager les parties à reprendre les négociations ou à faire appel à la médiation.
Dans la voie de l’arbitrage, si les parties ne parviennent pas à conclure une entente de principe, l’une ou l’autre peut demander à la CRTESPF de constituer un conseil d’arbitrage, qui rendra une décision exécutoire.
Dans le cadre de la négociation ouverte, les membres recevront des comptes rendus plus réguliers sur l’avancement des négociations que lors des rondes de négociations précédentes. L’objectif de l’ACEP est de rendre le processus de négociation plus transparent, participatif et axé sur les membres, tout en préservant la capacité de l’équipe de négociation à adopter une stratégie efficace. Les membres peuvent donc s’attendre à des comptes rendus sur les faits marquants, les propositions de l’employeur, celles de l’ACEP, les principaux enjeux discutés et les moments où les membres pourraient devoir se mobiliser pour fortifier la position de l’équipe de négociation. Certains détails devront peut-être encore rester confidentiels pendant les négociations, surtout ceux dont la divulgation publique risquerait d’affaiblir le pouvoir de négociation de l’ACEP. Ce qui est clair, c’est que les membres ne doivent pas rester dans l’ignorance pendant que des décisions concernant leur convention collective sont prises. La manière exacte dont ces informations vous seront transmises et publiées sera précisée au cours des prochains mois.
L’employeur ne doit pas cibler, punir, intimider ou traiter différemment les membres parce que l’ACEP est en négociation ou parce que les membres participent à des activités syndicales. Les négociations peuvent parfois rendre la situation plus tendue sur le lieu de travail. Les gestionnaires peuvent recevoir des directives du Conseil du Trésor ou des ministères en ce qui concerne les communications, les activités ou les relations de travail. Mais en aucun cas la direction n’a le droit d’exercer des représailles contre les membres ou d’entraver les activités syndicales licites. Vos droits au travail restent les mêmes. La convention collective continue de s’appliquer. Les règles habituelles du lieu de travail demeurent en vigueur. Si vous subissez des pressions, des menaces, une surveillance inhabituelle, des mesures disciplinaires ou des représailles liées aux négociations ou à votre participation syndicale, notez tous les faits et contactez l’ACEP.
Les membres ont le droit de participer aux activités de leur syndicat et aux activités licites liées aux négociations. L’employeur ne peut pas prendre de mesures disciplinaires, proférer des menaces, intimider ou exercer des représailles à l’encontre des membres simplement parce qu’elles ou ils sont membres de l’ACEP, participent à des activités syndicales, votent, assistent à des réunions syndicales, soutiennent les priorités de négociation ou exercent leurs droits. Cela dit, les membres doivent s’assurer que leur participation est légale et appropriée. Par exemple, les membres ne doivent pas se livrer à des activités de grève illégales, bloquer l’accès aux lieux de travail, menacer qui que ce soit, faire un usage abusif des ressources de l’employeur ou participer à des activités syndicales pendant les heures de travail, à moins d’être en congé autorisé ou d’avoir reçu une autre autorisation. Si un gestionnaire vous menace, exerce des pressions sur vous, vous dissuade de participer, vous demande comment vous avez voté, ou vous traite différemment en raison de vos activités syndicales, contactez l’ACEP à : representation@acep-cape.ca.
La décision Rootham, qui concerne l’Alliance et la Bibliothèque du Parlement, est une sentence arbitrale qui a clarifié certaines questions relatives au télétravail pouvant faire l’objet de négociations. Elle est devenue une référence importante en matière de télétravail. Malheureusement, elle relève d’un champ d’application distinct de celui des membres de l’ACEP. Bien que ce champ d’application ressemble au cadre de la LRTSPF, il n’est pas exactement le même.
Aucune voie n’exclut la possibilité de devoir faire des concessions. Quel que soit le mode de règlement des différends choisi par les membres, l’employeur cherchera probablement à obtenir des concessions à la table de négociation, et l’ACEP devra se battre pour protéger les droits, les conditions de travail et les salaires de ses membres. Ce n’est pas qu’une voie soit synonyme de pertes et l’autre non. La différence réside dans le pouvoir dont vous disposez. Avec la conciliation, les membres conservent un plus grand poids collectif. Si les parties ne parviennent pas à un accord, la conciliation peut déboucher sur des moyens de pression, mais uniquement si les membres votent en ce sens. Cela ne signifie pas automatiquement qu’une grève est déclenchée. Les membres conservent simplement la possibilité d’accroître la pression sur l’employeur au besoin. Une telle pression peut être un outil important pour refuser de faire des concessions et obtenir des gains plus importants. La question n’est donc pas simplement de savoir quelle voie comporte le moins de risques puisque, dans les deux cas, les risques existent. La question est plutôt de savoir quelle voie offre aux membres la meilleure chance d’accroître leur pouvoir, de refuser les concessions et d’obtenir les meilleures conditions possibles. L’ACEP estime que la participation des membres sera déterminante dans les deux cas. En effet, la force et la capacité de mobilisation des membres sont proportionnelles à nos chances de résister aux concessions et d’obtenir des gains à la table de négociation.
Avec la conciliation, le pouvoir des membres vient de la pression exercée collectivement. La conciliation permet de garder plus d’options sur la table si l’employeur refuse de bouger. Ces options peuvent inclure la pression publique, la mobilisation sur le lieu de travail, l’action coordonnée des membres, la grève du zèle, des grèves stratégiques ou tournantes, ou une grève plus générale, mais uniquement si les conditions légales sont remplies et si les membres votent en faveur de ces mesures. Ce point est important, car certains enjeux sont difficiles à remporter par la seule force des arguments. Pour obtenir des gains sur des enjeux tels que le télétravail, la charge de travail, les protections contre l’IA, la sécurité de l’emploi et une voix plus forte pour les travailleuses et travailleurs, un soutien visible des membres et une pression à l’extérieur de la table de négociation peuvent être nécessaires. La conciliation donne aux membres plus de poids pour résister aux concessions et se battre pour obtenir une meilleure convention.