L’ACEP fait front commun pour défendre le droit de grève

L’Association canadienne des employés professionnels (ACEP) se joint à d’autres syndicats et organisations syndicales de partout au Canada pour dénoncer les modifications que le gouvernement fédéral prévoit d’apporter au Code canadien du travail, qui feront pencher le rapport de force en faveur des employeurs, au détriment des travailleuses et travailleurs.

Dans la Loi visant à bâtir un Canada fort, le gouvernement propose de modifier l’article 107 du Code canadien du travail afin d’élargir le pouvoir du ministre fédéral des relations du travail de mettre fin à une grève dans un milieu de travail sous réglementation fédérale, ce qui inclut les secteurs bancaire, des télécommunications et des transports, et touche environ 1,4 million de travailleuses et travailleurs canadiens. 

Le droit de grève est fondamental pour permettre aux travailleuses et travailleurs de se protéger. Les employeurs disposent déjà d’un pouvoir considérable pour ce qui touche l’emploi, les investissements et le lieu de travail. Les travailleuses et travailleurs y font contrepoids en s’unissant et, si nécessaire, en se mettant en grève. Affaiblir le pouvoir des travailleuses et travailleurs ne favorise pas la paix sociale. Les employeurs qui comptent sur l’intervention du gouvernement ont d’autant moins de raisons d’accepter des compromis.

Des milliers de Canadiennes et de Canadiens, notamment le personnel de bord d’Air Canada et les employé·es de Postes Canada, savent déjà ce qui se passe lorsque ce gouvernement va trop loin pour mettre fin à des conflits du travail : ce sont les travailleuses et travailleurs qui pâtissent, tandis que des entreprises pesant des milliards de dollars sont autorisées à continuer d’exploiter leurs employé·es. 

Les modifications proposées n’ont pas d’incidence directe sur les membres de l’ACEP qui, en tant que fonctionnaires du gouvernement fédéral, relèvent de la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral. Cette mesure est toutefois très préoccupante pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs, car elle témoigne de l’hostilité persistante du gouvernement envers les syndicats et de la possibilité que des modifications similaires soient apportées aux lois régissant les employé·es du secteur public. 

Les membres de l’ACEP et toute la population canadienne doivent s’opposer à cet abus de pouvoir. Écrivez à votre député·e et demandez-lui de rejeter cette loi injuste et de protéger le droit de grève de l’ensemble des travailleuses et travailleurs au pays.