Date: 21 et 22 octobre 2026

ACEP : Alex Beauvais, Kimberly Dorion, Marilyn Gagné, Clare Gallant, Élianne Gauthier, Francie Gow, Daniela Guglietta, Anaïs Haynes, Antoine Hersberger, Amy Leroux, Mélanie Roy, Valérie Roy et Wayne Thompson 

Employeur : Nadia Desmeules, négociatrice (Conseil du Trésor); Stéphanie Marchand, analyste (Conseil du Trésor); Dominique Martin, coordonnatrice des négociations collectives (Conseil du Trésor); Julie Poirier, directrice, Secteur de la traduction française (Bureau de la traduction); Chantal Reid, directrice, Gestion des ressources (Bureau de la traduction); Cléothilde Lefebvre-Bergeron, directrice adjointe, Services d’interprétation ministériels (Bureau de la traduction); Annie-Michèle Bourgeois, conseillère principale, Relations de travail (SPAC/Bureau de la traduction) 

Résumé du jour 1 

Une page d’histoire s’est écrite le 21 octobre avec le lancement des négociations collectives TR qui, pour la première fois dans la fonction publique fédérale, se déroulent selon la formule de la négociation ouverte. Malgré un début tardif, près de 30 membres TR et EC ont assisté aux négociations en personne, et plus de 40 autres y ont participé virtuellement.   

Trois représentantes du Bureau de la traduction devaient assister en personne au lancement des négociations. Après que nous avons défendu notre droit à des négociations collectives ouvertes et transparentes, elles se sont désistées à la dernière minute pour participer en ligne. Elles se sont connectées sur Zoom depuis un bureau de la région de la capitale nationale, et certaines d’entre elles ont gardé leur caméra éteinte pendant toute la séance. Nous ne comprenons pas pourquoi la haute direction avait si peur de rencontrer ses propres employé·es en personne et sur un pied d’égalité. 

Nos propositions 

Nous avons présenté des propositions qui proviennent directement de vous toutes et tous. Elles visent à protéger notre santé et notre sécurité, nos conditions de travail, notre intégrité professionnelle et nos droits. En voici un aperçu :

  • Santé et sécurité : des protections renforcées contre les dommages auditifs et autres blessures au travail pour les interprètes, ainsi que des mesures de prévention des risques. 
  • Nouvelles technologies et IA : le droit d’avoir notre mot à dire sur la manière dont les nouvelles technologies, y compris l’IA, sont mises en place et utilisées dans notre travail. 
  • Protections en matière de télétravail : des protections pour empêcher l’employeur de révoquer nos ententes de télétravail et de nous imposer un retour au bureau. 
  • Charge de travail et intégrité professionnelle : des protections contre la surcharge de travail et des mesures nous permettant de respecter les normes professionnelles et de préserver l’intégrité de notre travail. 

Toutes ces propositions visent à protéger notre santé, à nous donner davantage de contrôle sur nos conditions de travail et à défendre l’expertise et le jugement professionnel qui sont au cœur de nos métiers. 

Propositions de l’employeur 

Bien que nos collègues TR continuent de subir des blessures au travail, y compris le jour même où les négociations ont commencé, l’employeur n’a présenté aucune proposition en matière de santé et de sécurité au travail (SST). Le cahier de propositions du Conseil du Trésor et du Bureau de la traduction ne tient compte ni des besoins urgents des TR ni des réalités particulières de nos conditions de travail, et était essentiellement axé sur les intérêts de la direction. L’employeur a présenté plusieurs propositions qui menacent les dispositions relatives à nos congés, à nos protections salariales et aux droits syndicaux, notamment : 

  • Congé non payé : laisser à la « discrétion » de l’employeur l’octroi des congés non payés pour s’occuper de la famille (21.09) et exiger un préavis de huit semaines pour les demandes de congé pour obligations personnelles (21.11) et de congé en cas de réinstallation de l’époux ou du conjoint de fait (21.12). 
  • Congé payé pour obligations familiales (21.13) : imposer aux TR l’obligation de faire des « efforts raisonnables » pour prendre leurs rendez-vous en dehors des heures de travail. 
  • Participation aux négociations collectives : limiter la participation à un « nombre raisonnable » d’employé·es (10.05). 
  • Représentation syndicale : limiter à une seule personne la représentation syndicale des TR lors du dépôt d’un grief (30.17). 

Si nous acceptons ces concessions dangereuses à la table de négociation, l’employeur réduira l’accès aux congés dont nous avons besoin et au soutien syndical, et affaiblira notre capacité à exercer nos droits collectifs. Ces propositions s’inscrivent également dans la lignée du refus de l’employeur d’accorder un congé syndical à plusieurs TR souhaitant assister aux négociations ouvertes. 

Résumé du jour 2 

Le 22 octobre, les parties se sont à nouveau rencontrées pour poursuivre les négociations ouvertes. Encore une fois, l’employeur a préféré participer uniquement en ligne et certaines de ses représentantes avaient éteint leur caméra. Nous avons insisté pour obtenir des réponses à nos questions concernant ses propositions. De leur côté, les représentantes de l’employeur n’ont posé aucune question sur plusieurs de nos propositions majeures et tournées vers l’avenir concernant la santé et la sécurité, le télétravail, les changements technologiques et l’IA, l’intégrité professionnelle et la charge de travail. Ce ne sont pas là des enjeux mineurs ou secondaires. Ils sont au cœur de nos conditions de travail, de nos responsabilités professionnelles et de l’avenir de nos professions. Le silence de l’employeur en dit long. Nous avons consigné les questions de l’employeur et y répondrons lors de notre prochaine séance. 

La négociation ouverte exige de la transparence et un engagement sincère. Nous continuerons d’être présent·es en grand nombre et d’encourager l’ensemble de nos collègues à participer. Vous avez des connaissances précieuses à apporter à la table de négociation.  

Lire l’intégralité des cahiers de propositions  

Prochaines étapes 

Restez informé·e. Parlez-en à vos collègues. Impliquez-vous. La force de la négociation ouverte dépend de la solidarité qui la sous-tend. L’employeur doit comprendre que les TR font front commun et qu’elles et ils sont déterminé·es et prêt·es à défendre et à améliorer leurs droits. Restez à l’affût : le formulaire d’inscription à la prochaine séance de négociation sera bientôt disponible. Les dates n’ont pas encore été fixées; nous avons indiqué au Conseil du Trésor et au Bureau de la traduction que nous étions prêt·es à nous réunir dès la fin novembre.  

Vous vous demandez quelle est la meilleure façon de vous impliquer? Contactez votre Comité de mobilisation. C’est la seule façon pour chacune et chacun d’entre nous de renforcer notre pouvoir de négociation.   

Notre pouvoir à la table de négociation dépend de notre solidarité.