Fête du Travail 2026

L’été est terminé. Demain, la plupart d’entre nous recommenceront à affronter des trajets quotidiens dont nous ne voulons pas, à chercher désespérément une place de stationnement devant les bureaux où notre présence est rendue obligatoire quatre jours par semaine, à en faire toujours plus avec moins parce que nos collègues sont licencié·es les un·es après les autres, et à nous demander si les outils d’IA intégrés à nos processus de travail sont là pour nous aider ou pour nous remplacer.

Mais vous savez déjà tout ça. Vous le vivez au quotidien.

Le problème, c’est que le but est justement de vous démoraliser. Comment ne pas l’être avec les offres salariales proposées dans le cadre des négociations de l’AFPC, une politique de retour au bureau qui ignore toutes les preuves fournies par vos propres secteurs, les pertes d’emplois présentées comme un « réaménagement des effectifs ». Rien de tout ça n’est le fruit du hasard. C’est plus facile de gérer un personnel démoralisé, de lui allouer moins de moyens et de lui dire non à la table de négociation.

L’AFPC est déjà à la table de négociation, et ce que le gouvernement lui a proposé en dit long sur ce qui nous attend. Les offres ne sont pas seulement faibles. Elles visent à vous empêcher de vous attendre à mieux.

Cette ronde de négociations ne se résume donc pas à déterminer le contenu de la convention collective. Il s’agit de savoir si notre syndicat peut se laisser traiter de cette manière par l’employeur.

Grâce au modèle de négociation ouverte de l’ACEP, vous n’avez pas à attendre que quelqu’un d’autre se batte à votre place. Chaque membre peut jouer un rôle direct dans les négociations. Des centaines de personnes l’ont déjà fait. Inscrivez-vous à un comité d’article pour participer directement à l’élaboration de la convention collective. Rejoignez votre comité de mobilisation pour vous rapprocher de vos collègues et mettre suffisamment de pression sur l’employeur pour qu’il ne puisse pas dire non.

C’est la seule solution. Ne pas attendre. Ne pas espérer que demain sera différent. Ensemble, rassemblons les forces nécessaires pour que l’employeur nous prenne au sérieux.

Rendez-vous dans la rue aujourd’hui.

Solidairement,
 Nate Prier