OTTAWA – L’Association canadienne des employés professionnels soutient l’Association des juristes de Justice (AJJ) dans ses revendications pour obtenir des réponses immédiates et demander des comptes après que de l’amiante a été découvert dans un immeuble de bureaux à Montréal, où au moins une personne a contracté un grave problème de santé.
« Cet incident est profondément troublant et soulève des préoccupations pressantes quant à l’action du gouvernement, a déclaré Nathan Prier, président de l’ACEP. Pourquoi Mark Carney insiste-t-il à ce point pour forcer les travailleuses et les travailleurs à se rendre dans des immeubles qui représentent une menace immédiate et grave pour leur santé? Pourquoi le gouvernement gaspille-t-il des milliards de dollars pour tenter de réparer ces immeubles délabrés et dangereux? Chaque jour, c’est un nouveau problème qui surgit et pour lequel le télétravail serait la solution logique. Le premier ministre a des réponses à donner à la population canadienne et aux travailleuses et travailleurs. »
L’ACEP exige que les employé·es du Complexe Guy-Favreau à Montréal se voient accorder immédiatement le droit au télétravail afin de prévenir d’autres préjudices, qu’une transparence totale soit assurée concernant toutes les activités de détection et leurs résultats, et qu’un suivi régulier et continu soit mis en place, accompagné de rapports préventifs. C’est le strict minimum requis pour garantir la sécurité et le bien-être de toutes les personnes travaillant dans ce bâtiment.
Depuis 2022, date à laquelle le gouvernement a commencé à obliger les employé·es à retourner au bureau, l’ACEP réclame que le télétravail devienne un droit permanent. Les fonctionnaires ont démontré une plus grande productivité pendant la pandémie de COVID-19, quand la plupart ont dû passer immédiatement au télétravail. Ce mode de travail protège également la santé des travailleuses et des travailleurs, car de nombreux bâtiments gouvernementaux sont touchés par des problèmes causés par l’amiante, la maladie du légionnaire, les rongeurs, les punaises de lit et bien d’autres.
Selon les estimations du gouvernement, le déploiement à grande échelle du télétravail pour les travailleuses et travailleurs du secteur public fédéral pourrait permettre aux contribuables d’économiser jusqu’à 40 milliards de dollars sur 10 ans. La réduction du parc immobilier fédéral et de ses coûts d’entretien aurait dû apparaître comme un moyen évident de réaliser des économies lors d’un examen des dépenses. Le gouvernement a plutôt choisi de procéder à des coupes budgétaires en réduisant les programmes et les services destinés aux Canadiennes et aux Canadiens, tout en obligeant les fonctionnaires fédéraux à travailler moins efficacement dans des immeubles dangereux.