L’Association canadienne des employés professionnels a informé le Conseil du Trésor qu’elle ne participera à aucune consultation concernant la directive sur le retour au bureau quatre jours par semaine. Étant donné que la décision a déjà été annoncée publiquement, ce prétendu processus de consultation serait purement symbolique et mené de mauvaise foi.
« Nous voulons que les choses soient très claires : l’ACEP s’oppose à cette décision irresponsable et injustifiée, a déclaré Nathan Prier, président de l’ACEP. Comme nous l’avons constaté et communiqué à nos membres, le SCT semble faire preuve de mauvaise foi dans ses consultations avec les syndicats sur cette question et bien d’autres. Notre participation à une consultation inutile ne ferait que légitimer cette décision, et nous ne voulons surtout pas donner l’impression que nous l’approuvons. »
Le Conseil du Trésor ignore délibérément les préoccupations soulevées par tous les syndicats au sujet de la directive actuelle sur la présence prescrite trois jours par semaine au bureau, et a même décidé d’aller plus loin en instaurant de nouvelles exigences concernant le RAB. Le gouvernement ne dispose pas actuellement des locaux à bureaux nécessaires pour appliquer cette décision de manière efficace et sécuritaire. Loin de régler les nombreux problèmes existants, le gouvernement ne fait qu’aggraver la situation.
Le télétravail a prouvé son efficacité dans la fonction publique fédérale : gains de productivité, économies opérationnelles et bien d’autres avantages. C’est pourquoi les syndicats s’attendent à des discussions de bonne foi et fondées sur des données probantes sur cet enjeu majeur. L’employeur, qui ne fait preuve d’aucune ouverture et n’avance aucun argument logique, a pris une décision sans fondement, pour des raisons purement politiques et injustifiables aux yeux des contribuables.
L’ACEP examine actuellement toutes les options légales pour contester la plus récente directive sur le RAB. Le syndicat continuera de protéger les droits de ses membres, dont celui d’exercer leur profession de manière sécuritaire et efficace, tout en mettant en garde les Canadiennes et les Canadiens contre les lacunes inexcusables inhérentes à cette décision politique.
Les membres de l’ACEP ont la ferme intention de gagner l’enchâssement du droit au télétravail dans leur prochaine convention collective. Toute discussion sur le télétravail doit se faire à la table de négociation.