L’ACEP s’indigne : les nouvelles directives sur le RAB sont déconnectées de la réalité

5 février 2026 – Le gouvernement a annoncé aujourd’hui son intention de forcer à nouveau les travailleuses et travailleurs fédéraux qui ne sont pas cadres à retourner au bureau quatre jours par semaine, malgré le profond mécontentement des employé·es et en pleine vague dévastatrice de suppressions d’emplois. 

« Cette annonce prouve que ce gouvernement refuse délibérément de voir la réalité en face et qu’il méprise profondément ses employé·es et ses contribuables », a déclaré Nathan Prier, président de l’ACEP. Pendant que des milliers de fonctionnaires perdent leur emploi et que les Canadiennes et Canadiens subissent les ravages causés par les coupes dans les programmes de santé, entre autres, le gouvernement s’engage à réduire la productivité des fonctionnaires tout en gaspillant des milliards de dollars de l’argent des contribuables. Si les travailleuses et travailleurs avaient besoin d’une raison supplémentaire pour ne pas faire confiance à ce gouvernement, la voici. »

Cette annonce intervient à la suite d’une récente décision de la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral selon laquelle le télétravail peut être négocié à la table. Étant donné que l’ACEP et d’autres unités de négociation entament de nouvelles négociations contractuelles cette année, cette annonce ouvre la voie à un conflit qui aurait pu être évité. 

Après avoir fait pression sur le gouvernement depuis l’automne 2025 pour que celui-ci leur donne une réponse claire quant à la possibilité d’une nouvelle directive sur le retour au bureau, les syndicats ont été pris au dépourvu par cette annonce. À ce moment, le Conseil du Trésor avait indiqué qu’aucune nouvelle annonce n’était prévue. Le manque de bonne foi dont fait preuve le gouvernement sur une question aussi importante que la productivité au travail et l’efficience gouvernementale s’inscrit dans un contexte général de mépris envers les travailleuses et travailleurs et les contribuables. 

Les fonctionnaires du gouvernement fédéral réclament depuis des années une plus grande flexibilité en matière de télétravail, ayant fait la preuve d’une meilleure productivité à distance. L’ACEP et d’autres syndicats ont également continué à exhorter le gouvernement à réaliser des économies en cédant son portefeuille immobilier et en libérant des immeubles de bureaux inutiles qui pourraient être convertis en logements dont la population a grandement besoin. Au lieu de cela, le gouvernement a insisté pour procéder à des coupes massives dans les services de santé et autres services essentiels dont dépendent les Canadiennes et Canadiens. 

L’ACEP continuera à faire pression pour que le bon sens prévale en matière de télétravail, c’est-à-dire en accordant le plein droit au télétravail aux employé·es qui peuvent et veulent travailler à distance. Ce sont des droits que nos membres – et l’ensemble des fonctionnaires – ont l’intention d’obtenir à la table de négociation.