Les membres de l'ACEP face à des syndiqués en grève

le 11 décembre 2012

Des membres de l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP) communiquent parfois avec le bureau national pour demander comment ils peuvent manifester leur appui à des syndiqués lors d’une grève légale qui les touche hors de leur milieu de travail. Par exemple, des professeurs élémentaires de l’Ontario ont annoncé une journée de grève durant la semaine du 10 décembre. L'ACEP recommande de suivre les mesures suivantes si vous désirez appuyer les grévistes.

Bon sens et respect

Nous vous demandons de manifester de la sympathie et du respect envers les grévistes. Acceptez gracieusement tout macaron, collant ou dépliant qu'ils distribuent. Souvenez-vous qu'ils ont le droit de vous informer.
Il est dans l'intérêt de tous que le piquetage se fasse dans le calme et dans l'ordre. Ne tentez pas de forcer votre chemin au travers d'une ligne de piquetage car un tel geste pourrait compromettre la sécurité et mener à des contacts physiques illégaux. Si vous devez absolument entrer dans l’immeuble où se tient la grève, nous vous suggérons de parler avec les piqueteurs ou avec le capitaine en charge de la ligne de piquetage pour demander comment il est possible d’y entrer.

Appui aux syndiqués, respect de leur travail

Si vous ne savez pas pourquoi les syndiqués sont en grève, prenez le temps de discuter avec eux sur la ligne de piquetage pour connaître quels sont les enjeux. Comme mesure d’appui, vous pouvez décider de marcher aux côtés des grévistes pendant quelques minutes avant d’entrer dans l’édifice ou avant de quitter les lieux si vous décidez de ne pas franchir la ligne de piquetage. Vous pouvez également demander aux grévistes de quelle autre manière vous pouvez manifester concrètement votre appui.
Finalement, comme syndicat, nous ne pouvons être d’accord avec le fait que nos membres effectuent le travail d’employés en grève. Ainsi, dans le cadre de la grève des enseignants, remplacer bénévolement les professeurs sur l’heure du midi ou lors d’activités après les heures de cours équivaudrait à faire le travail des personnes en grève.