Le gel de la reclassification est levé – un mois plus tôt que prévu

le 03 mars 2004

L’Agence de gestion des ressources humaines de la fonction publique du Canada assurera la surveillance générale de l’exercice de reclassification grâce à des examens réguliers touchant l'ensemble du gouvernement. De plus, afin d'assurer qu'ils agissent en toute transparence, les ministères devront afficher les renseignements relatifs à la reclassification sur leur site Web, à chaque trimestre. En vertu de la nouvelle politique de surveillance de la reclassification, les ministères devront aussi présenter des rapports annuels.

« La levée du gel de la reclassification témoigne de notre engagement envers les fonctionnaires et de notre appui à l'égard du travail inestimable qu'ils accomplissent chaque jour à l'intention des Canadiens », a déclaré l’hon. Reg Alcock, président du Conseil du Trésor.

« Le gel était complètement inutile. Je félicite le Conseil du Trésor de l’avoir levé un mois plus tôt que prévu, mais rien n’empêche que c’est deux mois trop tard », a déclaré le président de l’ACEP, M. Bill Krause.

« Le Conseil du Trésor n’a que lui-même à blâmer pour tout abus de reclassification – nous avons pu constater à maintes reprises ce qui se passe lorsqu’une responsabilisation inadéquate est jumelée à des ressources et à une surveillance inadéquates.

« Comme si l’affront de ce gel, doublé de son accusation implicite que les fonctionnaires cherchent à obtenir des hausses inexorables de leurs salaires sans justification, ne suffisait pas, le gouvernement a récemment osé offrir à nos membres du groupe EC une offre salariale de 1,75 %, 1,25 % et 1,25 % pour chacune des trois années d’une nouvelle convention collective. Or, ces membres sont constamment appelés à travailler des heures supplémentaires non rémunérées – souvent dans la crainte de représailles s’ils exercent leur droit à la rémunération des heures supplémentaires… Les incidences du gel de la reclassification sur nos membres étaient dérisoires, compte tenu de ces autres facteurs. »

D’après le Conseil du Trésor, le gel de la reclassification annoncé le 16 décembre 2003 avait pour objet de« faciliter l'examen de la situation qui prévalait au cours de la période de transition »(pendant que la nouvelle administration Martin s’installait). Selon le président du Conseil privé de la Reine pour le Canada, l’hon. Denis Coderre,« grâce à la levée de ce gel, un nouveau cadre axé sur la responsabilisation, la transparence accrue et l'application des politiques sera mis en oeuvre ».

« Sur une note positive, nous accueillons volontiers toute mesure qui rend transparent et responsabilise le processus de reclassification. Le manque d’accès à des occasions d’avancement occasionné par les abus de reclassification préoccupait un grand nombre de nos membres », a conclu le président de l’ACEP, M. Bill Krause.