Débat de tous les candidats du 20 octobre 2004 - Première partie

le 20 octobre 2004

Transcription de l’enregistrement

Première partie
Débat de tous les candidats
du 20 octobre 2004
Bureau national
Midi

(Débat de tous les candidats du 20 octobre 2004 Deuxième partie)

Michael Dewing (modérateur) – Je remercie tous ceux et celles qui sont ici aujourd’hui. Nous avons décidé de ne pas donner de droit de réplique. Il y a un microphone là-bas pour les questions de l’auditoire, après les exposés. Les questions doivent se limiter à 20 minutes [rires], 20 secondes [rires]. Je me suis mêlé entre la réponse et la question [pause], 20 secondes pour une question. [Français] Les questions doivent se limiter à 20 secondes et les candidats auront une minute pour répondre. [Anglais] Les questions supplémentaires ne sont pas autorisées, mais une personne peut se remettre en ligne si elle le désire [pause] et poser une autre question. Les orateurs seront avertis du temps qui leur reste, à l’aide de ces cartons-ci. Nous n’avons pas de petits voyants comme dans les débats présidentiels, mais nous avons des signaux d’avertissement d’une minute, de 15 secondes et de 5 secondes, mais pas de sonnette non plus. À noter que le forum sera enregistré, transcrit, traduit et affiché sur le site Web. [Français] Un résumé sera aussi affiché sur le site de l’Association. J’invite maintenant José Aggrey à venir faire le premier exposé.

J. Aggrey – Merci Mike. Bonjour. Je voudrais vous remercier vous tous qui vous êtes déplacés cet après-midi pour le débat des candidats. Mes amis, l’avenir de l’ACEP est au centre de cette élection : aller au-delà de la fusion [pause], bâtir sur les réalisations remarquables de cette organisation relativement jeune et en faire une organisation qui se consacre à faire valoir les droits collectifs de ses membres et à leur offrir les meilleurs services possibles, en fait des services hors pair. Avec plus de dix ans d’expérience comme membre très actif de cette organisation et des précédentes, fort de toutes ces années comme vice-président actif, je suis prêt [pause] à diriger l’ACEP pour en faire une organisation plus forte et vouée à un avenir meilleur. En tant que président, je m’attaquerai à la tâche en répondant aux besoins de nos membres. Permettez-moi donc de vous parler des besoins des membres [pause], des cinq grandes priorités [pause]. Tout d’abord, les augmentations de salaire : il importe à nos membres d’obtenir des augmentations justes et équitables et non de simples rattrapages au moment des négociations. Grâce à l’expérience que j’ai acquise des négociations, je pourrai travailler avec notre comité des négociations collectives et tabler sur l’expertise de notre personnel pour produire des résultats qui répondent aux besoins de nos membres. Vous savez quelle est la préoccupation suivante de nos membres [pause] : les services. J’améliorerai les services offerts aux membres par notre Bureau national et par les dirigeants des sections locales et les délégués [pause]. De quelle façon m’y prendrais-je? Par exemple, je m’assurerai que chacun des membres sait à qui s’adresser lorsqu’il en a besoin. Je mettrai sur la carte de membre le nom, les numéros de téléphone et de poste, et l’adresse de courriel de notre agent des relations de travail, pour consultation rapide. J’organiserai à l’intention des membres des activités régulières d’avancement professionnel, par exemple en mettant sur pied et en faisant la promotion de programmes de mentorat pour les membres qui ont besoin de mentors. Quelle est la troisième priorité de nos membres [pause]? Des communications efficaces [pause]. L’amélioration des services s’appuiera sur des communications de meilleure qualité et plus fréquentes du Bureau national à l’intention des membres, des dirigeants des sections locales et des délégués, et bien entendu, dans l’autre sens aussi. Je donnerai aux membres des occasions de communiquer avec le président, le Bureau national, les sections locales et les délégués. Je lancerai des bulletins d’information portant, par exemple, sur des questions de relations employeur-employés, comment négocier les heures supplémentaires avec votre superviseur et trouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Le quatrième enjeu [pause] qui préoccupe nos membres est d’être partie prenante aux décisions. Je renforcerai notre processus de prise de décision, par exemple, en établissant des conseils régionaux et un comité consultatif des jeunes membres qui nous feront part de leurs points de vue afin de s’assurer que la nouvelle orientation et la nouvelle façon de faire de l’ACEP tiennent compte de leurs intérêts et de leurs préoccupations. Sous ma gouverne, je veillerai à ce que la prise de décision soit ouverte, transparente et démocratique. Et le cinquième enjeu [pause], le cinquième enjeu qui préoccupe les membres, celui qui est probablement le plus important parce que tous les autres en dépendent, c’est bien la gestion efficace, efficiente et saine de nos finances. En tant que président, ma première priorité est d’améliorer la gestion de nos finances en revoyant tous nos engagements financiers et en éliminant si possible les inefficacités et des opérations tout en offrant les meilleurs services possibles à nos membres. Pour terminer, je puis vous dire que si cette organisation est forte, efficace, efficiente, appuyée et appréciée par ses membres, c’est en raison de ses réalisations au fil des ans. La plupart des membres à qui j’ai parlé sont fiers de faire partie de l’ACEP [pause]. Ceci étant dit, mes amis, cela ne veut pas dire que nous devrions nous en satisfaire, que nous ne pourrions pas être plus forts et plus efficaces à servir les membres. Nous pouvons utiliser plus efficacement les ressources des membres, nous pouvons être plus démocratiques et plus inclusifs dans nos prises de décisions. J’invite donc les membres qui sont prêts à contribuer de leurs idées afin de construire un avenir meilleur et plus fort pour l’ACEP à voter pour moi et à se joindre à moi pour faire avancer l’ACEP encore plus loin. Merci.

M. Dewing (modérateur) – Merci beaucoup José. J’invite maintenant Carl Lakaski, l’autre candidat à la présidence ici présent.

C. Lakaski – Si j’avais à vous transmettre le message le plus important de ma campagne, ce serait le suivant. Ce n’est qu’en rendant notre syndicat plus démocratique que nous pouvons faire d’un bon syndicat un syndicat encore meilleur. Le syndicat a besoin de la participation populaire, d’une véritable lutte pour les postes de l’exécutif et d’un système de contrôle, ce que nous n’avons pas actuellement. Nous devons réduire les pouvoirs de la présidence et redistribuer ses pouvoirs et responsabilités au vice-président, au comité exécutif et, ce qui est le plus important, aux sections locales. La démocratie ne doit pas être absente de nos luttes. Ce n’est pas un luxe, mais un facteur essentiel dans l’équation qui accroîtra notre capacité de défendre et d’étendre les intérêts de nos membres. Ce n’est que par une plus grande démocratie au sein du syndicat que nous pouvons tirer avantage de la pleine capacité de nos membres et relever les défis de l’avenir. La méthode bureaucratique [inaudible] ne fonctionne tout simplement plus pour les défis que nous avons à relever, des défis comme l’apathie des membres, la Loi sur la modernisation de la fonction publique, l’application des conventions collectives, l’examen des programmes de Martin, le déficit qui menace à l’ACEP, (c’est la raison pour laquelle j’appuie Derek Brackley à la vice-présidence), l’érosion de nos avantages médicaux, dentaires et d’invalidité, la nécessité de défendre notre régime de pension [pause]. Ne soyons pas dupes, la privatisation est au programme. Nous devons répondre aux intérêts uniques, aux besoins uniques des ES, des SI, des TR et évidemment des membres de la Bibliothèque du Parlement. Il y a aussi un enjeu caché dont nous devons nous occuper, celui de la division des groupes d’âge de nos membres. Comme j’ai peu de temps, je n’aborderai que deux questions. L’une d’entres elles est l’apathie des membres. L’apathie est un enjeu important parce qu’elle touche au cœur même de notre capacité de réagir à chacun des défis que je viens de mentionner. Comment convertir l’apathie en participation? Nous pouvons envisager la chose en cherchant comment l’ACEP peut encourager des discussions plus larges. Nous devons promouvoir l’idée et inciter les gens à faire connaître leurs points de vue même s’ils vont à l’encontre de ceux des dirigeants du syndicat. Aussi, l’expression de ces points de vue doit être tolérée. De plus [pause], nous permettrons aux gens de s’organiser afin de promouvoir leurs points de vue. Ceci favorisera l’enrichissement de la culture syndicale et le développement d’aptitudes analytiques, d’aptitudes de leadership et d’aptitudes sociales. Oui, des erreurs seront commises, mais les gens apprendront à partir de leurs erreurs. Oui, il y aura un certain inconfort, mais cela passera. Ce n’est un secret pour personne que l’employeur cherchera, à l’aide de la Loi sur la modernisation de la fonction publique, à redéfinir le milieu de travail en des façons qui ne vont pas dans le meilleur intérêt de nos membres et qu’il tentera de le faire au moyen de processus d’élaboration conjointe et de stratagèmes de participation. Ne vous laissez pas berner ou endormir par la complaisance, lorsque l’employeur parle de stratégies gagnant-gagnant. Ce que l’employeur ne dit pas, c’est que nous ne gagnons pas tous également; certains gagnent plus que d’autres et certains gagnent très peu. La clé d’une réflexion approfondie sur notre réaction à la loi se trouve dans une perspective démocratique. Nous n’arriverons pas à défendre les intérêts de nos membres en nous assoyant sur notre derrière au Bureau national. Les sections locales ne pourront défendre les intérêts de leurs membres sans des ressources suffisantes pour lire et étudier les documents qu’elles reçoivent, assister aux réunions et se concerter pour prendre les meilleures décisions. C’est pour ces raisons que les sections locales ont besoin de plus de pouvoirs afin que leurs membres constatent la valeur de leur participation au sein du syndicat. Ils peuvent changer les conditions qui régissent leur travail, et cela les incitera à participer. Évidemment, il y a des questions qui sont du ressort du Bureau national et en particulier du président. Il nous faut suffisamment de temps pour faire le travail. Nous ne devons pas être pénalisés par un surcroît d’heures supplémentaires pour rattraper le temps passé à nous occuper de ces activités et un processus doit être mis en place pour régler les différends entre les syndicats et l’employeur au sujet des activités conjointes. Mais encore une fois, ce n’est que grâce à une vaste participation dans les sections locales que ces choses peuvent être mises en œuvre après avoir trouvé les solutions. Dans un syndicat démocratique, l’ignorance n’est pas une force. Ce l’est dans un syndicat bureaucratique, mais non dans un syndicat démocratique. Les membres sont constamment exposés au point de vue de l’employeur sur le milieu de travail. Il est de notre responsabilité que les membres comprennent les dessous, les pièges et les dangers qui guettent le principe du mérite, la qualité de vie et la solidarité syndicale en raison de cette loi. Merci.

M. Dewing (modérateur) – Merci beaucoup. Nous passons maintenant aux candidats à la vice-présidence. Toujours suivant l’ordre alphabétique, j’invite M. Derek Brackley à venir faire un exposé de cinq minutes.

D. Brackley – Bonjour, je m’appelle Derek Brackley. Je suis ici pour vous inviter à m’élire afin que nous puissions faire ensemble le passage de l’ACEP vers le futur. Je sollicite votre appui pour que nous puissions faire de l’ACEP une Association dont nous pouvons être fiers : d’excellents services, des communications améliorées, une reddition de comptes plus serrée, le tout appuyé par une plus grande participation des membres dans une Association plus démocratique. En tant que vice-président EC/BdP, poste que je sollicite, je travaillerai avec le nouvel exécutif pour apporter un certain nombre d’améliorations à ce qui est déjà une bonne Association. En tout premier lieu, il nous faut moderniser les communications. L’ACEP a pris du retard dans l’utilisation de la technologie Internet. Il nous faut produire des communications plus interactives, en commençant par un meilleur site Web [pause] afin de rendre l’information davantage disponible et plus rapidement. Il nous faut aussi explorer certains options de communication comme les communications par courriel, les listes de diffusion électroniques et peut-être le vote en ligne. La technologie existe pour améliorer les communications [pause]. C’est à nous d’adopter cette technologie afin de resserrer la reddition de comptes et de susciter une plus grande participation des membres aux processus de l’Association. Nous devrons relever les défis qui se présenteront à nous et offrir des services de grande qualité aux membres. Le personnel de l’ACEP donne déjà d’excellents services et est reconnu comme un leader à cet égard [pause] et nous devons nous assurer que nous pourrons maintenir ces services lorsque nous ferons face aux nouveaux défis, par exemple lors de l’entrée en vigueur de la Loi sur la modernisation de la fonction publique prévue pour la fin de 2005 alors que les processus de concours seront modifiés du tout au tout. Les gestionnaires auront la capacité de nommer une personne qui ne possède que les qualités minimales pour faire le travail, et non plus l’obligation de nommer la personne la mieux qualifiée comme c’est actuellement le cas. Et les appels ne seront plus autorisés que pour deux motifs, soit l’abus de pouvoir et le fait qu’un candidat se soit vu refuser la possibilité de se présenter dans la langue de son choix. Cela signifie que les gestionnaires auront des pouvoirs sans précédent dans le milieu de travail. Nous sommes de plus en plus appelés à participer à des consultations [pause]. Carl vient de parler de [pause] consultation, d’élaboration conjointe, peu importe la désignation, il ne s’agit pas là de processus que nous pouvons aborder à l’aveugle. Il nous faut à cet égard un leadership fort et c’est pour cette raison que j’appuie Carl comme mon candidat préféré à la présidence de cette Association. En outre, nos membres revendiquent de plus en plus leurs droits en vertu des conventions collectives, de sorte que la charge de travail de notre personnel augmente. Nous devons nous assurer que les droits de nos membres sont protégés de toutes les façons possibles et que nous faisons avancer nos intérêts le plus possible. Notre personnel est un ingrédient clé qu’il nous faut appuyer par une saine gestion et une dotation suffisante. La représentation des membres est un secteur où nous avons excellé par le passé et nous devons maintenir et développer davantage ce service clé. Dans nos milieux de travail, nous avons besoin de l’engagement actif des agents locaux dans les comités syndicaux-patronaux de tous les niveaux et il nous faut un comité de la négociation collective actif pour être en mesure d’améliorer nos milieux de travail; les salaires viennent évidemment en tête des préoccupations mais il y en a d’autres. J’ai beaucoup d’expérience des comités de consultation syndicaux-patronaux et de l’expérience des équipes de négociations, et je travaillerai certainement avec l’exécutif et le personnel à élaborer et à appliquer des positions fermes et des politiques solides pour défendre nos membres et leur permettre de trouver l’équilibre entre carrière et vie personnelle [pause]. Et il nous faut améliorer notre reddition de comptes. Par exemple, avez-vous bien compris le dernier budget de l’ACEP? Nous avons dû nous pencher à plusieurs sur le détail du budget pour arriver à le décortiquer. Il nous faut normaliser un tant soit peu les formats de rapports et présenter des commentaires intelligents sur le budget. Je m’y attaquerai dès que je le pourrai et c’est dans la tradition que l’un des vice-présidents préside le comité des finances. Par exemple, dans le budget actuel, le comité des finances et l’exécutif national ont jugé à propos de prévoir un déficit de plus d’un million de dollars, pardon, d’environ un virgule deux million de dollars. Donc, nous avons dépensé selon le budget courant un dollar quarante-deux pour chaque dollar de revenu. Nous ne pouvons soutenir ce rythme bien longtemps. Malgré les préoccupations qu’ont soulevées les membres à l’AGA de juin, je crois, ou de mai, le comité des finances n’a rien fait à ce sujet. Deux des membres du comité des finances, José Aggrey et Mike Monaghan, sont ici présents et l’auditoire voudra peut-être leur demander d’expliquer leur position sur ce point. La reddition de comptes auprès des membres doit être resserrée et cela peut être réalisé en rendant les comptes-rendus des réunions librement disponibles. On me dit que mon temps est écoulé. J’ajouterai seulement qu’il faut augmenter la participation des membres à toutes les activités; je crois que c’est très important [pause]. Carl a abordé cette question [pause]. En conclusion, je vous demande de m’appuyer, moi Derek Brackley, au poste de vice-président EC/BdP afin de maintenir nos excellents services, d’améliorer nos communications, d’accroître la reddition de comptes et de soutenir tout ceci par une participation accrue des membres à l’Association. Merci.

M. Dewing (modérateur) – Merci beaucoup [pause]. J’invite maintenant le deuxième candidat à la vice-présidence, Michael Monaghan, à s’avancer.

M. Monaghan – Merci [pause]. Bonjour, je m’appelle Mike Monaghan. Je suis candidat au poste de vice-président. Je travaille à Statistique Canada; en fait, je travaille à Statistique Canada depuis 27 ans et j’ai joint les rangs de la section locale, à l’époque l’AESS, il y a sept ans. Je suis devenu trésorier, poste que j’occupe toujours. À ce titre, j’ai travaillé avec quatre présidents de la section locale et j’ai contribué à faire avancer les objectifs de l’Association à Statistique Canada. J’ai aussi été délégué syndical pendant ces sept mêmes années et j’ai eu l’occasion d’aider des membres individuels à régler leurs problèmes. Entre autres, j’ai aidé un membre à se faire payer des frais médicaux que le Régime de soins de santé de la fonction publique lui avait d’abord refusés. Je suis résolu à aider les membres individuels et à poursuivre les buts de l’Association. À Statistique Canada, en juin 2003, plus de la moitié des membres de l’exécutif de la section locale ont démissionné. Je suis resté en poste pour respecter mon engagement envers les membres et j’ai mis sur pied un exécutif provisoire. J’ai pu recruter quelques personnes parmi d’anciens membres de l’exécutif ou des membres de comités nationaux et nous avons mené l’Association jusqu’aux élections de novembre 2003. À cette occasion, Clayton Therrien a été élu président de notre section locale et nous avons pu combler tous les postes de l’exécutif pour la première fois depuis le début de mon mandat à Statistique Canada, et ce, grâce surtout aux efforts de Clayton et de moi-même. En 2001, j’ai accédé au comité des finances au Bureau national en raison de ma grande expérience de la comptabilité et j’ai pu contribuer à l’élaboration du budget du Bureau national. Récemment, je me suis joint au Comité des Statuts et Règlements où nous avons décidé de rendre les statuts et règlements plus démocratiques. Ces deux comités ont bénéficié de la contribution du groupe TR et de la Bibliothèque du Parlement, de même que des membres EC [pause]. En tant que vice-président, je me consacrerai à aider les membres de l’ACEP, comme groupe et comme individus. De plus, je travaillerai en équipe avec l’exécutif national et utiliserai mon expérience comme gestionnaire et mes compétences en comptabilité pour nous aider à gérer et à appliquer les programmes de l’Association. J’ai collaboré efficacement avec le président et le vice-président actuels. Je m’engage à appuyer le nouveau président dans la réalisation des buts de l’Association et de ses membres. Mon programme est plutôt simple [pause]; mon programme consiste à travailler pour réaliser les buts de la majorité silencieuse de l’Association, à négocier de bonne foi avec le Conseil du Trésor pour obtenir de meilleurs contrats de travail sans recourir à la grève, à s’assurer que le Bureau national est en mesure de répondre aux besoins des membres individuels en embauchant ou en continuant d’embaucher suffisamment de personnel compétent [pause] et troisièmement à continuer d’améliorer l’Association de façon rentable, ce qui signifie, comme Derek l’a mentionné, que nous devons redresser notre budget. La fusion nous a fait faire bien des dépenses supplémentaires [pause] et d’aucuns pensent que certaines de ces dépenses étaient trop élevées, par exemple la dépense pour cet édifice. Je pensais moi aussi que c’était trop cher, alors j’ai consulté un site Web sur l’immobilier au centre-ville d’Ottawa et j’ai découvert que nous ne pourrions pas obtenir un meilleur prix. Je crois donc que les dirigeants actuels ont fait du bon travail en négociant le loyer ici. Il s’agit d’une de nos plus grosses dépenses [pause] mais nous avons un bail à long terme et [pause] de l’espace pour grandir et c’est ce que j’espère que l’Association fera au cours des dix prochaines années. Je ferai de mon mieux pour que l’Association grandisse et continue de répondre aux besoins de tous les membres. Merci.

M. Dewing (modérateur) – Merci beaucoup. Nous passons maintenant à la période de questions. Comme je l’ai mentionné, nous tenterons de nous en tenir à des questions brèves [pause]. Pas de longs préambules, s’il vous plaît [pause], 20 secondes par question [pause], puis une minute pour la réponse. J’imagine que nous suivrons aussi l’ordre alphabétique pour les réponses [pause]. Allez-y S.V.P.

Janet Mrenica (TPSGC) – Je suis Janet Mrenica, déléguée syndicale à TPSGC, membre de l’exécutif national et élue par acclamation pour encore un an ou deux, je ne sais pas. Le président de l’ACEP, si je comprends bien, commande un salaire du niveau EX-2. Il est donc le leader stratégique non seulement des membres mais aussi de notre personnel professionnel. Ma question s’adresse à José et à Carl, dans l’ordre alphabétique. Quel est le principal enjeu auquel sont actuellement confrontés les membres de l’ACEP et quelle stratégie proposez-vous pour vous y attaquer?

J. Aggrey – Évidemment, l’enjeu le plus important dans l’immédiat pour les membres est le règlement salarial. Dans la négociation collective avec le Conseil du Trésor [pause], il n’y a pas de question plus importante que les salaires pour nos membres. Si nous pouvons décrocher [pause] des augmentations justes et équitables pour nos membres, je crois qu’ils seront tout à fait contents et qu’ils passeront de joyeuses Fêtes. C’est l’enjeu le plus important pour nos membres.

C. Lakaski – Bon, pour moi, il faut faire la distinction entre les membres pris globalement, les membres en tant qu’individus et l’organisation elle-même. Il est certains que les membres, pris individuellement, s’intéressent aux questions de subsistance, mais si l’organisation n’est pas en santé, si l’organisation n’est pas en mesure de répondre aux besoins des membres, si elle n’a pas un appui solide de la base pour pouvoir négocier fermement et avoir de la crédibilité auprès des gens du gouvernement et de l’employeur avec lesquels elle négocie, alors nous avons un problème. Je reviens donc à mon programme dans lequel je propose une redistribution des pouvoirs, pour que nous puissions attirer davantage de membres, davantage de membres dans les sections locales, des membres plus actifs dans les sections locales. Je propose que le conseil exécutif et le vice-président aient davantage de pouvoirs pour qu’un système de contrôle soit en place, afin que personne ne puisse diriger de façon autocratique comme c’est souvent arrivé au cours des dix dernières années. Il y a l’intérêt des membres dont nous devons évidemment nous occuper, mais si l’organisation elle-même n’est pas saine, ne fonctionne pas bien, ne jouit pas d’une large participation et d’un appui solide de la base, alors nous avons un problème.

Trong Nguyen (SC) – Les trois premiers orateurs ont tous mentionné que s’ils sont élus nous aurons une Association plus démocratique, transparente et ouverte. Cela sous-entend que notre organisation n’est pas actuellement ouverte, transparente et démocratique. J’aimerais donc que les trois premiers orateurs nous disent ce qu’ils trouvent qui n’est pas ouvert, démocratique et transparent actuellement.

J. Aggrey – Pour moi [pause], cette organisation est en évolution. Nous avons commencé avec environ 2 400 personnes, puis nous avons fusionné avec les SI, passant alors à 6 000 ou plus et nous sommes maintenant environ 10 000. Chaque organisation évolue, nous évoluons aussi. À mesure que nous évoluons et que notre nombre augmente, les demandes des gens augmentent. Je considère que cette organisation est efficace, forte et démocratique. Nous pouvons évidemment faire mieux, peut-être en augmentant le nombre de nos membres qui participent à chaque activité de l’Association. Et c’est pour cette raison que je mettrai sur pied des conseils régionaux pour obtenir la contribution de tous au pays [tousse], j’organiserai un forum pour que tous puissent participer aux activités et prendre part aux discussions et décisions qui touchent tous les membres. Par exemple, en matière de croissance, cette organisation n’a jamais pris la décision stratégique de cerner les raisons justifiant la croissance et l’augmentation du nombre de membres. C’est le genre de choses que je ferais et je crois que prendre ce type de décisions exige démocratie, transparence et participation effective des membres.

C. Lakaski – Bon [tousse] je ne suis pas d’accord avec José. Je ne crois pas que notre organisation soit démocratique [pause], loin de là. Je crois que la participation populaire est lamentablement basse. Pour une question aussi fondamentale que la fusion, moins de 10 % de nos membres ont voté. Je ne crois pas que nous ayons une lutte véritable pour les postes de l’exécutif. Voyez le nombre de membres du comité exécutif qui sont élus sans opposition. Si nous n’arrivons pas à intéresser les membres pour qu’ils se présentent à ces postes, comment pouvons-nous dire que nous avons un système démocratique. Autre chose, sans un système de contrôle, tous les pouvoirs se retrouvent entre les mains du président. Celui-ci détient seul le pouvoir de définir ce qui est juste ou non aux termes des statuts, de sorte que si vous êtes en désaccord avec le président, que pouvez-vous faire? Il prend la décision, et personne d’autre [pause]; c’est absurde. Je veillerais à ce que cela soit éliminé. Je veillerais à ce que le pouvoir de définir les statuts soit une responsabilité partagée, et non seulement celle du président. Et ceci, cet événement aujourd’hui… [pause] Désolé, mon temps est écoulé.

D. Brackley – J’irais dans le sens de Carl et je poursuivrais en disant que la réunion d’aujourd’hui est un exemple d’échec d’un processus ouvert et démocratique. Si vous êtes ici, c’est parce que vous en avez entendu parler ou que vous avez pris l’initiative de consulter le site Web dans les dix derniers jours environ. Si nous avions un véritable processus ouvert et démocratique, nous aurions envoyé un message à tous les membres, par la poste ou autrement. La première ébauche des règlements donnait toutes sortes de pouvoirs à l’exécutif de sorte qu’essentiellement l’exécutif aurait pu exercer ses pouvoirs de façon arbitraire de la même façon que l’employeur prend arbitrairement des mesures disciplinaires à l’endroit de nos membres. Certains se sont élevés contre cette clause particulière et si elle n’a pas encore été changée, elle le sera bientôt avec le nouvel exécutif. C’est tout ce que j’ai le temps de dire pour l’instant. J’ajouterais seulement que j’ai beaucoup d’expérience des associations et je vous prie de lire mes documents. Merci.

M. Monaghan – Je pense que notre association est un des syndicats les plus démocratiques, essentiellement parce que nous sommes appelés à voter pour certaines choses sur lesquelles d’autres syndicats n’aiment pas voter. Lorsque nous tenons un vote de grève, nous ne comptons pas les absents comme des votes favorables et les augmentations des cotisations sont soumises au vote de l’ensemble des membres. Je reconnais cependant que certaines choses soulèvent des préoccupations et je travaillerais avec le président pour atteindre l’objectif de rendre l’Association plus démocratique. Je m’engage à collaborer avec le nouveau président pour réaliser ces objectifs. Merci.

(Débat de tous les candidats du 20 octobre 2004 Deuxième partie)