Pourquoi se mobiliser?

Comme le savent la plupart des membres de l’ACEP, le syndicat a une nouvelle direction qui met l’accent et ses énergies sur la mobilisation, l’éducation et les communications. Dans cette foulée, nous prenons des mesures pour relier les négociations à ces activités. 

Mais pourquoi tant d’efforts sur la mobilisation?

1-     La mobilisation montre aux gens qu’ils ne sont pas seuls à s’opposer ou à appuyer des buts précis 

Trop souvent dans la fonction publique, et dans la société en général, nous sommes préoccupés au sujet d’une politique particulière ou d’une action du gouvernement, mais nous gardons nos préoccupations pour nous. Nous pensons peut-être ne pouvoir rien faire ou sommes-nous pris par nos responsabilités familiales ou par le travail. Il en découle un sentiment d’isolement qui peut devenir en soi un cercle vicieux – plus nous sommes isolés et moins nous pensons pouvoir faire quelque chose pour améliorer la situation.

La mobilisation amène les gens à se serrer les coudes et à exprimer collectivement leurs préoccupations. Ceux qui participent à une activité constatent qu’au lieu d’être seuls ils font partie de quelque chose de plus grand qu’eux. Ils font partie d’un mouvement.

2-     La mobilisation favorise la pensée critique et encourage les autres à participer

Lorsque même un petit nombre de personnes agissent collectivement, les observateurs peuvent voir à quel point il est facile d’agir et pourquoi il est important d’agir. Cela les encourage à se demander pourquoi ceux qui passent aux actes – marcher, se rassembler, prendre une pause-café ensemble – peuvent bien se sentir de le faire. Cela met en avant la notion d’avoir quelque chose en commun – et amène souvent de plus grands nombres la fois suivante.

La mobilisation attire aussi l’attention des médias, ce qui a le double effet d’atteindre les gens au-delà du milieu de travail immédiat ou de la section locale, et de faire changer l’opinion publique sur l’enjeu en cause.  

3-     La mobilisation est au bout du compte une stratégie gagnante

Depuis toujours, nous avons constaté que la mobilisation et le changement de l’opinion publique qui en résulte peuvent avoir et ont un impact sur les politiques publiques. La mobilisation a évité que le Canada appuie officiellement la première guerre en Irak; elle a arrêté des projets dommageables de pipeline au Québec; elle a freiné les hausses des frais de scolarité; a permis d’obtenir le congé de maternité; elle a gagné beaucoup de choses, allant des soins de santé publics à la fin de semaine.

Sans mobilisation, nous n’aurions pas l’équité salariale.

Sans mobilisation, nous n’aurions pas le salaire minimum.

Sans mobilisation, nous n’aurions pas de syndicats.

La mobilisation crée la solidarité

La mobilisation est une priorité pour l’ACEP, parce que nous avons besoin de créer la solidarité dans nos communautés afin de nous appuyer sur la solidarité de nos communautés quand nous en avons besoin. En tissant des liens avec nos communautés cela démontre également que nos préoccupations et enjeux sont des éléments des mêmes luttes : par exemple, les compressions dans le secteur public.

Nous avons aussi besoin de nous habituer à l’action collective afin d’être prêts à le faire, si nécessaire, dans le cadre des négociations collectives. Le gouvernement ne nous laisse pas le choix si nous voulons défendre ce que nous avons gagné au fil des ans et améliorer nos conditions de travail.