Ottawa peut épargner 20 milliards $ par année en salaires!

Récemment, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a repris ses vieux démons et pondu une « étude » bourrée d’erreurs de calcul et d’approximations, pour nous dire que les salaires dans le secteur public fédéral sont trop élevés par rapport au privé.

Le Syndicat canadien de la fonction publique et l’Institut Broadbent ont rappelé à la FCEI que son idéologie l’aveugle tellement qu’elle est prête à tordre le cou aux faits pour démontrer ce qui est faux.

En fait, s’il est vrai qu’il existe un écart positif minime de 2,3 % entre les salaires du secteur public fédéral et ceux du secteur privé pour des emplois comparables, il tient à des critères très faciles à identifier : les femmes, les minorités visibles et les salariés d’origine autochtones sont moins susceptibles de subir une discrimination salariale basée sur leur statut dans le secteur public que dans le privé. Dit autrement : la majorité des entreprises que dit représenter la FCEI paient moins bien leurs employés d’origine autochtone, provenant des minorités visibles ou les femmes que le secteur public.

Ainsi, pour chaque dollar gagné par un homme ayant un diplôme universitaire, une femme dans le secteur public gagne 82 sous, alors que c’est seulement 73 sous dans le privé. C’est encore pire pour les travailleurs d’origine autochtone qui, pour chaque dollar gagné par un travailleur non-autochtone ayant un diplôme universitaire, gagnent 86 sous dans le public, mais seulement 56 sous dans le privé.

Bref, pour le FCEI, il ne reste qu’une conclusion logique pour qu’Ottawa économise 20 milliards par année :

Et voilà 20 milliards de dollars d’économisés. Merci FCEI!