Sondage auprès des membres de l'ACEP : « Je n’en sais pas assez sur le déroulement d’une grève »

Vous êtes nombreux parmi les répondants au sondage à hésiter à voter pour une grève présentement, parce que vous n’en savez pas assez sur la façon dont se déroulerait une grève. Honnêtement, nous non plus. Nous sommes encore à la table de négociation, mais il devient bien évident pour tous les syndicats que tous les signaux pointent vers une impasse. Quand nous en serons à ce point, si ceci arrive avant le déclenchement d’une élection - ce qui suspendrait alors le mandat de négociation du Conseil du Trésor -, le seul mode de règlement possible sera la conciliation avec possibilité de grève. Nous devons donc envisager cette possibilité et nous y préparer. Ce serait irresponsable de ne pas le faire.

En clair, une grève est le dernier recours de la procédure de conciliation, qui comprend les étapes suivantes :   

Beaucoup d’eau doit donc couler sous les ponts avant qu’un syndicat ait le droit de déclarer la grève. En supposant que le vote soit en faveur de la grève, l’ACEP dispose de beaucoup de temps pour vous consulter et vous informer de ce qu’impliquerait une grève. Un débrayage des employés est une des nombreuses options possibles. Les moyens de pression peuvent comprendre un arrêt de travail, un refus de travailler ou de continuer à travailler, un ralentissement du travail ou toute autre activité concertée visant à restreindre la production. La grève du zèle, les manifestations pendant les pauses ou à l’heure des repas ou l’interruption partielle des services seront toujours envisagés d’abord avant qu’une escalade mène à une interruption complète des services, que ce soit pour une journée ou pour une plus longue durée. Et soyez rassurés, l’ACEP n’est pas seule dans cette lutte. Tous les syndicats de la fonction publique fédérale sont unis dans cette cause. L’enjeu principal de cette ronde de négociations est de protéger nos avantages actuels concernant les congés de maladie. Le droit aux congés de maladie est si fondamental que tous les syndicats ont signé un pacte de solidarité sans précédent afin de faire front commun pour protéger ce droit.